14.05.2010
Mascarade

Carnaval à Venise, le peuple est grimé,
Colombine et Pierrot qui s'offrent, en gondole,
Sous le Pont des Soupirs, un baiser enflammé,
Vers la Place Saint-Marc, la foule batifole.
La course de ces masques, ballet incessant,
Magnifie les soieries qui chatoient dans la ville.
Près du Palais Gritti sous un porche imposant,
Un Arlequin séduit une bien jolie fille.
Au loin, sur le canal, les vaporetto glissent,
Ces canots rutilants voguent au clair de lune.
Face au Palais des Doges des fusées jaillissent,
Ni craintes, ni rancœurs, ne souillent la lagune.
Braves gens de Venise prenez l'air badin,
Pour cette féerie à l'accent libertin…
©Baboo
22:48 Publié dans Mes sonnets | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : venise, carnaval, mascarade, masques, sonnet
21.04.2010
Partager un sonnet (Duo avec Réjane)

C'est accepter d'ouvrir une part de son cœur,
Se mélanger les mots sans la moindre pudeur,
Ressortant la douleur trop longtemps retenue.
Douze pieds chaque vers, la rime est contenue,
Deux quatrains, deux tercets, pour ultime longueur,
Ecrire à plusieurs mains, quel sublime bonheur :
La joie de mettre en oeuvre une envie bienvenue.
Je ne sais rien de toi, ni ta voix ni ton nom,
Et j'ai au bout des doigts une bonne raison :
Partager un sonnet, c'est un peu comme un gage,
La révélation des secrets de son âme.
Pourquoi tant de délai pour que ceci se trame,
Mêlons nos deux esprits, comme en un mariage.
© Réjane et Baboo
pour le forum Poesieland
01:05 Publié dans Poèmes en duo | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écrire, sonnet, duo, collaboration, partage
09.04.2010
Ouvre les yeux

Ne te dérobe pas tant qu'un faible rayon
Musardera le soir sur les champs ou sur l'onde,
Opposant son sourire à ton affliction*.
Ouvre tout grands les bras et embrasse la vie,
Hume sa douce haleine et fond toi dans ses yeux.
Sens, écoute et observe avec quelle harmonie,
La grâce s'offre à toi comme un fruit merveilleux.
Ouvre tout grand ton coeur à la détresse humaine.
Sache t'épanouir dans la joie et la peine,
C'est du malheur que vient la force de rêver.
Tant qu'un astre luisant, au ciel des nuits profondes
Te montrera la voie, le bon cap à garder,
Tu sauras apaiser les tempêtes qui grondent.
© Baboo
* Comme toujours, j'ai respecté la diérèse : "affliction" doit se lire en quatre pieds.
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