24.04.2010
Le cimetière

Les heures, les minutes, jusqu'à l'infini,
En ce lieu isolé qui ne vit que de peine,
Je suis le gardien de cet endroit maudit.
Mon tombeau est creusé, il est vide et si froid,
Dans ce grand cimetière à l'aspect maléfique.
Tant de brume, jamais, le soleil ne s'y voit,
Vais-je pouvoir contrer le moment fatidique.
Amer, je sens en moi, une ivresse, un délire,
Lors, je désire apprendre à voler dans la nuit,
L'obscurité m'entoure et mon cœur, lui, expire,
Quand les voix du mensonge bercent de non-dit.
Non, je ne veux plus vivre et encor moins périr,
Mais soudain, elles chantent l'heure de mourir.
© Baboo
15:18 Publié dans Mes sonnets | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cimetière, attente, mort, décès, tombeau, fatalité, obscurité
11.04.2010
Comme une fleur cueillie

Quatre fois seulement, elle vit le printemps ;
Sa vie était encor innocente et sereine,
Mais son ciel menacé par des vents si brûlants.
Ses parents, les amis se réjouissaient d'elle,
Jamais plus bel éclat n'avait empli leurs yeux ;
Ils ne connaissaient pas de musique plus belle
Que le bruit de ses pas ou son rire joyeux.
Mon Dieu, vous le saviez et vous l'avez reprise !
Comme elle a du lutter pour contrer la douleur,
Comme un frêle bourgeon qu'un vent d'orage brise.
Et vous avez cueilli cette petite fleur !
Notre cœur vous maudit, pleure mais doit se taire :
On prétend que là-haut, elle vivra bien mieux ;
Loin des maux, des soucis, des chagrins de la terre,
On nous dit qu'elle va renaître dans les cieux.
Il est dur d'accepter mais nous devons vous dire :
Consolez-nous, mon Dieu, offrez nous votre amour !
Dites-nous que les biens que votre main retire
S'ils nous étaient prêtés, ils reviendront un jour.
@ Baboo
21:35 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enfant, fille, maladie, mort
09.04.2010
Nous ne vieillirons pas ensemble

Ton visage en ce cadre, un ange qui sourit,
Me ramène sans cesse, à toi, ma douce qui,
A su tant me donner, sans chercher de retour,
Tendresse, affection, complicité, amour.
Dans cet appartement, seul, face à ma tristesse,
Je maudis tout ce qui a fait que tu me laisses,
Il m’arrive d’entendre les sons de ta voix,
Qui semblent imprégner ce vide où je me noie.
On nous a fait reproche de n’avoir pas eu,
Un enfant à nous deux, rieur et ingénu,
Nos métiers, si prenants, ne nous permettaient pas,
D’élever tendrement, le fruit de toi et moi.
Un jour, la maladie a frappé à ta porte,
Tu as pourtant lutté, toujours digne et si forte.
De cet affreux combat, le cancer fut vainqueur,
Il t’enleva à moi, me laissant la douleur.
Hélas, tu vois, nous ne vieillirons pas ensemble,
La vie n’est pas toujours belle comme elle semble.
Il est dit qu’un beau jour, nous nous retrouverons,
Dans un monde meilleur, tous les deux nous serons...
© Baboo
16:19 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poème, solitude, mort, cancer, tristesse


