11.04.2010

Le temps des animaux

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Les animaux, souvent, sont doués de bons sens
Et justement, permettent de nous renseigner
Aussi sûrement, même plus que les sciences
A propos de ce temps que l'on doit supporter.

Dans la gent emplumée, le fier coq de bruyère
Annonce le beau fixe, à la cime d'un arbre,
Quand il descend plus bas, c'est un signe imparable,
Signifiant l'approche d'un temps plus sévère.

Quand les grands corbeaux noirs s'animent en querelle,
Cacophonie bruyante, au ton inélégant,
Et quand la grue descend au sol, à tire d'aile,
Cela ne trompe pas, c'est signe de grand vent.

Groupés près des clochers, quand le ciel se fait gras
Les vols de martinets nous prédisent la pluie.
Les hirondelles portent cette prophétie
Quand dans le paysage, elles volent bien bas.

Avant la pluie, les rainettes grimpent aux branches,
Et le ver sort de terre, tandis que l'araignée
Raccourcit, consolide sa toile peu franche
Qui condamne la mouche, à y mourir collée. 

Si le cri du hibou s'entend pendant l'orage,
C'est un bon présage, le beau temps revient.
Combien d'autres signaux, qui ont force d'adage,
Pourrais-je vous conter, mais ce récit prend fin…

©Baboo

Ashes and Snow

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Gregory Colbert a passé les 15 dernières années à poursuivre un unique objectif, tant sur le plan humain qu'artistique : le photographe canadien s'est employé à réconcilier à travers la photographie le monde des humains avec celui des animaux.

Pour y parvenir il a, entre autres, dansé avec des baleines, photographié des enfants asiatiques "en conversations" avec des éléphants, et créé une chorégraphie mêlant des hommes et des faucons.

De ces expériences, il a tiré une série de photos dont la beauté et le pouvoir d'évocation fascinent.