09.05.2010
Douce passion

D'un penchant infini ne sont jamais repus :
Comme un désir ardent que la soif exagère,
Une soif infinie que rien ne calme plus.
Par lâcheté j'aurai invisible vécu,
Proche de cette femme, à percer son mystère,
Et condamné mon âme à subir et se taire,
Guettant un sourire qui semble défendu.
Cette exquise beauté que j'aimerais surprendre,
Vivra sa vie, rêveuse, à jamais sans attendre
La douce passion qui cause mon émoi.
Forte de ses valeurs, pure ingénue modèle,
Découvrant ces mots doux, elle dira si belle :
La patience amoureuse est l'affaire d'un roi.
© Baboo
08:19 Publié dans Mes sonnets | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : désir, amour, femme.mystère, timidité, patience
08.05.2010
Premiers émois

Lorsque la chair décide, et que l'âge rebelle
Entache les pensées des affres de l'amour,
L'esprit, droit vers l'enfer, se damne sans détour
Châtiant le péché d'une peine cruelle.
Mais quand l'esprit est maître et qu'il déploie son aile,
Loin des viles ténèbres et vole jusqu'au jour,
Il embellit tout l'être, en intime séjour,
Et bonifie le corps d'une grâce nouvelle.
Attends donc fièrement et sans t'impatienter
Le moment précieux où tu pourras goûter
La joie de rencontrer une douce compagne.
Et tous deux, tendrement, assis sous le ciel bleu,
Vous vous embrasserez, cachés dans la campagne.
Les coeurs purs ont toujours l'assentiment de Dieu.
@ Baboo
08:08 Publié dans Mes sonnets | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : émois, couple, jeunes, ados, amour
07.05.2010
L'ange et la fleur

Je reste là, à t’admirer.
J'espère encor te voir sourire,
Je sais que tu vas m’ignorer.
Comme je veux venir vers toi,
Oser te tenir, t’enlacer,
Mais ce doux songe est désarroi,
Jamais tu ne pourrais m'aimer.
En moi, tu es toujours présente,
Une image douce à rêver,
Une fée bonne et si charmante,
Oserais-je un jour t’aborder?
Te dire enfin que tu es celle
Qui me fait s'emballer le coeur,
Me fait voir la vie aussi belle,
Qu'un ange uni à une fleur.
J'ai mal, je ne peux pas partir,
Je reste là, à t’admirer.
Tu as un si joli sourire,
Que je ne peux plus m'en passer.
©Baboo
16:27 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ange.fleur, amour, passion
29.04.2010
Dame la pluie

Je voulais seulement m'abriter de la pluie,
Quand à cette seconde j'ai du m'enhardir,
Quand j'ai voulu laisser mes tendres mots jaillir,
Pour toi que j'aime tant, ma douce et tendre amie.
Je voulais seulement m'abriter de la pluie,
Quand j'ai perçu ta voix et que tout a changé,
Lorsque tu fus mon ombre où je me suis rangé,
Moi le faible et si lâche, oublié de la vie.
Je voulais seulement qu'encor tombe la pluie,
De l'avoir sans raison qu'elle rythme ma vie,
Mes mensonges, les joies, les peurs, l'amour de toi.
Qu'elle m'aide à agir, à freiner mes élans,
Pour que mes mots amers ne soient jamais méchants,
Entre nous je me dis, "Dame la pluie", c'est toi.
©Baboo
15:29 Publié dans Mes sonnets | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pluie, tendresse, amour
19.04.2010
Amoureuse

Où la petite vague est éprise du vent.
Celui-ci, très galant, demande tendrement :
" Veux-tu une bourrasque ou bien un ouragan" ?
Notre vague, amoureuse, est alors bien surprise,
Et dit : "non, ce que je veux c'est juste une bise"…
@Baboo
09:07 Publié dans Mes fables-express | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, vague, vent
14.04.2010
Et la mer et l'amour ... Pierre de Marbeuf

Et la mer est amère, et l'amour est amer,
L'on s'abîme en l'amour aussi bien qu'en la mer,
Car la mer et l'amour ne sont point sans orage.
Celui qui craint les eaux qu'il demeure au rivage,
Celui qui craint les maux qu'on souffre pour aimer,
Qu'il ne se laisse pas à l'amour enflammer,
Et tous deux ils seront sans hasard de naufrage.
La mère de l'amour eut la mer pour berceau,
Le feu sort de l'amour, sa mère sort de l'eau,
Mais l'eau contre ce feu ne peut fournir des armes.
Si l'eau pouvait éteindre un brasier amoureux,
Ton amour qui me brûle est si fort douloureux,
Que j'eusse éteint son feu de la mer de mes larmes.
Pierre de Marbeuf (1596-1645)
(Recueil de vers, 1628)
Pierre de Marbeuf est né en 1596 à Sahurs dans la Seine-Maritime.
Elève du collège de La Flèche où il a été le condisciple de Descartes, le chevalier Pierre de Marbeuf est juriste de formation. Il exercera aussi la fonction de maître des eaux et forêts comme Jean de La Fontaine.
Son Recueil des vers est publié à Rouen en 1628. Auteur de sonnets baroques, il met en œuvre les thèmes de la nature, de la fragilité de la vie et de l'amour. Connu tardivement, il est apprécié non seulement pour ses qualités de poète, mais aussi pour ses talents satiriques.
Recherchant la perfection, il joue avec les mots et les sonorités dans un style baroque.
12:51 Publié dans Poèmes célèbres que j'apprécie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mer, amour, souffrance, passion, amertume
12.04.2010
L'instant du retour

Je poursuis ton image à chaque heure du jour ;
J'ai pour guider mes pas l'éclat de ton amour
Et c'est de te revoir qui fait mon énergie.
Dans mon coeur se dessine en merveilleux contour,
La minute divine où, l'âme inassouvie,
Je boirai sur ta lèvre un ferment de survie
Que seul on peut goûter à l'instant du retour.
Mais le temps, aussitôt, prendra sa folle course
Comme l'eau du torrent s'éloigne de sa source
Et ce sera déjà pour nous le temps perdu,
Alors que je voudrais, des mois et des années,
Rester à contempler ton beau corps étendu
Sur un grand lit de fleurs aux corolles fanées...
@Baboo
15:53 Publié dans Mes sonnets | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rêve, nostalgie, femme, amour, retour
11.04.2010
Une bouteille à la mer

En attendant le jour où elle reviendra,
Elle est remplie d'amour, d'une passion vive,
Pour toi que j'aime tant et pour qui, mon coeur bat.
Peu importe le temps, j'ai de la patience.
Si tu savais combien, je t'aime au fil des jours,
Rythmés, au son des vagues marquant la cadence .
Si tu ressens aussi, de l'amour, de l'envie,
Nous formerons un couple ou même serons trois,
Si par bonheur un doux bébé vient à la vie.
Il serait toi et moi, qu'un destin va mêler,
Ce n'est bien sur qu'un voeu, qu'il me plaît de rêver.
© Baboo
18:14 Publié dans Mes sonnets | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : couple, amour, bébé, passion, message


