17.05.2010
Coeur Sauvage

Vive comme l’éclair, elle veut échapper,
Aux lassos que ces hommes, habiles, font tourner
Pour piéger la jument qui lutte et reste fière.
Anticipant leur ruse, elle se rue à droite,
Les quatre cavaliers font tournoyer les cordes,
Leurs chevaux fatigués, moins ardemment combattent,
Seule, elle reste forte, affaiblissant la horde.
Par la gorge, elle va rejoindre la colline,
Trouvant là son salut, les hommes sont battus.
Jamais ils ne pourront, la rendre plus caline,
La seller, la monter ou quels que soient leurs buts.
Cette jument sauvage est réputée ici,
Tous les cowboys du coin l'appellent "Coeur Sauvage",
Aucun n’a réussi à dompter celle qui
Force l’admiration, le respect sans ambages.
©Baboo
23:23 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cheval, pur sang, liberté
15.05.2010
Nostalgie

Grâce à Mère Nature, un trait évocateur,
De ce lieu si plaisant, goûté sous le feuillage,
De la belle forêt, par un observateur,
Qui jouit de l'instant, sans éprouver ombrage.
Lui qui connut naguère cet endroit propice,
Ce havre d'escapade offert aux amoureux,
Il contemple les jeunes gens d'un oeil complice,
Les souvenirs jaillissent toujours chaleureux.
Des couples enlacés s'en vont en promenade,
Insouciants et fiers sous le ciel souverain,
Après s'être roulés dans l'herbe au ton de jade,
Certains vont s'embrasser au fond du souterrain.
Les pensées de notre homme vont vers la jeunesse
Qui s'isole pour vivre un peu d'intimité,
Avant de ressortir après quelque hardiesse,
Il se revoit lui-même avec sérénité.
Le plaisir, sans façon, illumine les yeux,
Plus d'une jeune fille ajuste son corsage.
Ils ont le coeur léger, main dans la main, heureux
Quand ils gagnent le bourg où tout devient plus sage.
© Baboo
15:00 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nostalgie, amoureux, couples
10.05.2010
Dans les Alpes

Une perle des Alpes, joyau précieux.
L'été, diamant vert, il domine l'alpage,
L'hiver, couvert de neige, il est bien radieux.
Le clocher de l'église, dressé vers les cieux,
Les chalets qui se fondent aux verts pâturages,
Se mêlant aux sapins, dans ce site rocheux,
Semblent avoir vaincu, la traversée des âges.
Bergers et paysans, en ont façonné l'âme,
En gardant le meilleur, de leurs traditions,
Une vie souvent rude, un destin qui se trame,
Sauver les coutumes, pas les illusions.
Les fermes et chalets, accrochés à la pente,
Tels des cailloux sertis, s'étirent en hameaux,
Au cœur d'une nature sauvage et troublante,
Où la rage de vivre emporte sur les maux.
Au cœur de cet écrin, les aiguilles déchirent
Le velours de l'azur, par leur pose altière.
Le froid vif, si piquant et les coeurs qui respirent,
Rendent sereine l'âme et l'esprit se libère.
©Baboo
16:19 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : alpes, mont-blanc, montagne
07.05.2010
L'ange et la fleur

Je reste là, à t’admirer.
J'espère encor te voir sourire,
Je sais que tu vas m’ignorer.
Comme je veux venir vers toi,
Oser te tenir, t’enlacer,
Mais ce doux songe est désarroi,
Jamais tu ne pourrais m'aimer.
En moi, tu es toujours présente,
Une image douce à rêver,
Une fée bonne et si charmante,
Oserais-je un jour t’aborder?
Te dire enfin que tu es celle
Qui me fait s'emballer le coeur,
Me fait voir la vie aussi belle,
Qu'un ange uni à une fleur.
J'ai mal, je ne peux pas partir,
Je reste là, à t’admirer.
Tu as un si joli sourire,
Que je ne peux plus m'en passer.
©Baboo
16:27 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ange.fleur, amour, passion
Vendanges

Vient le temps des vendanges et l'orchestration
Où l’on nous joue la vigne en une beauté rare :
Ces danses d'élixir sont composition.
Il faut toute une année de labeurs assidus,
Pour que chaque cépage ait bien sa place en scène,
Et prépare la danse des futurs grands crus,
Au rythme des saisons, chaque thème s'enchaîne.
De l'éveil printanier à l’embourgeonnement,
Plus tard, aux échalas, les sarments on attache,
Puis quand s’en vient l’été, avec son agrément,
L’effeuillage des plants est musique et panache.
De cette symphonie à l'accent viticole,
Après que le soleil ait chassé le crachin,
C’est le temps du final, la grande farandole,
Cueillette en concerto, dans un même dessein.
Le ballet de la troupe portant le raisin,
Bruissement de ramée, chatoiement de nuances,
Un festival des sens, prélude au futur vin,
Ronde de l ’avant-scène, aux accents de romances.
© Baboo
07:32 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vendanges, raisins, vin, vigne
03.05.2010
Révolte

Et les troupes rivales se font face en rangs.
Dans l’ombre de la nuit, on peut voir leurs yeux blancs,
Au fond desquels la peur a allumé sa flamme.
La police est armée, en un cordon se dresse,
Un mur de boucliers, de matraques tendues,
Tandis que les ados, inconscients et têtus,
Semblent pétrifiés de tant de hardiesse.
Ils bondissent pourtant, vers ce rempart de fonte
Et cognent sur les flics, ne pensent pas à fuir,
Fiers et la rage au ventre, à voir le sang jaillir
Et s’effacer enfin, la colère qui monte.
Sous le choc la police a crié sa douleur,
Et vite s’est reprise, en poussant vers l’arrière,
Telle un rocher puissant, au milieu de la mer,
Mais les deux camps usent de la même fureur.
Quand l’aube arrive enfin, et que le jour s’éveille,
S’échappent quelques uns, on panse les blessures.
La police rejoint, par groupes, les voitures,
Laissant en liberté, les ados au soleil.
© Baboo
16:29 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : manif, crs, ados, combat, police, affrontement
02.05.2010
L'oiseau

De crainte qu'il ne fuie on lui brise les ailes,
Et lorsqu'on l'a jeté palpitant sur le sol,
On exige qu'il coure ainsi que les gazelles.
Mais l'oiseau mutilé ne peut plus que souffrir :
Dieu le fit pour planer, et non pas pour courir.
Il était triomphant, il ne vit plus qu'à peine ;
Il chantait, il gémit ; il volait... Il se traìne !
N'arrêtez pas l'essor du chantre harmonieux ;
Il languit sur la terre, Il a besoin des cieux.
© Baboo
08:54 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : oiseau, essor, ciel dieu
30.04.2010
Un amour de nounours

Le vent qui cette nuit jouait dans ses cheveux,
Lorsque main dans la main quand la nuit se fit noire
Ils se sont embrassés, protégés par les cieux.
A la pomme d'amour elle repense aussi,
Celle que tous les deux, ils avaient dévorée.
Et comme à ce moment, la magie de la nuit,
Pour une éternité semblait s'être installée.
Parmi ces souvenirs qui firent la vie belle,
Tous ces moments passés, partagés avec lui
Il en est un précis, drôle qui lui rappelle
Ces choses amusantes qu'il faisait aussi.
Elle vit un nounours posé sur l'étagère,
De ce stand à la fête où ils étaient allés.
Elle tomba d'amour pour cet ourson polaire
Que la lune éclairait de ses rayons feutrés.
Elle lui dit alors qu'elle le désirait,
Il s'en vint aussitôt pour lui être agréable.
Il paya trois fléchettes pour lui décrocher,
Le lot qu'elle espérait, cet ourson adorable.
Cinq euros, trois essais, il en dépensa vingt
Essayant d'éclater trois ballons pour gagner.
Il n'était pas doué, s'appliquait néanmoins,
Pour pouvoir lui offrir ce nounours qu'elle aimait.
Elle repense encor comme il avait l'air triste,
Quand il n'eut plus d'argent, pour elle, à dépenser,
Comme il s'est retourné, a dit l'air pathétique :
Je suis si désolé, je ne peux pas gagner.
Alors le vieux forain, sensible et attendri,
Voyant le désespoir de ce pauvre jeune homme,
Lui dit : tu as tenté mais perdu le pari.
Les années ont passé, ils ont chacun leur vie,
Elle garde en mémoire ces jours de bonheur.
Le vieux nounours est là, la mine défraîchie,
Il l'accompagnera jusqu'à ce qu'elle meurt.
Cet ours représente l'amour d'un jeune homme,
Lors d'une nuit magique et de désir ardent,
Si bien des sentiments, un jour, meurent en somme,
Elle sait bien que lui, sera toujours présent.
© Baboo
16:39 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nounours, ours peluche, obstination, souvenir, tendresse, ados
23.04.2010
L’Empire des Sens

Dont les soyeux pétales, illuminaient tes yeux,
" Sakura" est toujours, le grand événement,
Dans ton Japon natal, ce monde merveilleux…
Pourrais-je encore entendre vibrer les "Taikos",
Ces obsédants tambours du pays des Nippons ?
Pourrais-je savourer ces battements si beaux,
Sourds, enivrants et forts mais toutefois si bons…
Sentirais-je à nouveau les odeurs des marchés,
D’Osaka ou Tokyo, Chiba et Shizuoka ?
Tant de saveurs mêlées, parfums alambiqués,
Il me manque tout ça, ici tout est si froid…
J’aimerais déguster ce délicieux "Fugu"
Au corps empoisonné, affronter le danger,
Comme avec toi naguère, nous étions si fous,
Ce dîner délicat, je ne peux l’oublier…
Pourrais-je encore toucher une peau aussi douce
Que celle de tes mains quand nous fumes ensemble,
Assis dans ce jardin où le grand bambou pousse,
Cela fait si longtemps, c’était hier il semble…
Pour toi je volerai, vers l’Empire des Sens
A nouveau pour jouir de ton doux souvenir.
Tout me rappellera que tu aimais sourire,
Un voyage pour toi, pour combler ton absence.
@Baboo
09:30 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : japon, sakura, cerisiers, nostalgie, cinq sens
22.04.2010
Sans un mot, sans un cri

Je vois la jeune fille, un tableau si touchant,
Elle a dans le regard comme une lumière,
A l’éclat pénétrant, flamboyant diamant.
Malgré l'obscurité je distingue ses lèvres,
Joliment dessinées, des anges assoupis,
La lune offre à sa peau de doux reflets mièvres,
Embrase ses cheveux qu’elle a vraiment jolis.
Ils coulent en cascade au creux de son épaule,
Colorés par de l’or, des nuances de feu,
Ondulant par instants, comme mus par le rôle
D’un acte de théâtre dont j’aime le jeu.
Se dévoilent alors, tant de regrets profonds
Que ses lèvres rougies ont eu à endurer,
De tristes souvenirs et de graves affronts
Causés par les brûlures d’un vent meurtrier.
Les affres de la vie semblaient marquer sa peau
Griffée à tout jamais aux crocs d’arbres noueux,
Déchirant son corps pur qui fut pourtant si beau,
Le feu en farandole allumait ses cheveux.
Son regard, tristement se brouilla d’une larme,
Mais elle me fixait sans un mot, sans un cri,
J’avais le cœur battant, une douleur à l’âme.
Soudain, en un instant elle fuit dans la nuit.
© Baboo
16:35 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeune fille, regrets, tristesse, épreuves, douleurs


