29.04.2010
Dame la pluie

Je voulais seulement m'abriter de la pluie,
Quand à cette seconde j'ai du m'enhardir,
Quand j'ai voulu laisser mes tendres mots jaillir,
Pour toi que j'aime tant, ma douce et tendre amie.
Je voulais seulement m'abriter de la pluie,
Quand j'ai perçu ta voix et que tout a changé,
Lorsque tu fus mon ombre où je me suis rangé,
Moi le faible et si lâche, oublié de la vie.
Je voulais seulement qu'encor tombe la pluie,
De l'avoir sans raison qu'elle rythme ma vie,
Mes mensonges, les joies, les peurs, l'amour de toi.
Qu'elle m'aide à agir, à freiner mes élans,
Pour que mes mots amers ne soient jamais méchants,
Entre nous je me dis, "Dame la pluie", c'est toi.
©Baboo
15:29 Publié dans Mes sonnets | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pluie, tendresse, amour
25.04.2010
La mer

Par le chant de ses vagues captive la mer,
J’aime humer ses embruns, tels des vapeurs d’encens,
A bord de ce vaisseau qui a quitté Ouessant,
Quand au loin disparaît la vision de la terre.
Un vol de cormorans à l’allure sévère
Plane dans le sillage de ce bateau blanc,
Nous faisant profiter par son appel vibrant,
Des tempos mélodieux d’un chant éphémère.
Pour le marin la mer est joie ou bien malheur,
Il y trouve la vie ou lui crie sa douleur.
Car ces flots précieux, sa seule raison d’être,
Représentent bien plus que des montagnes d’or.
Chaque jour il se doit, jusqu’à la mort, peut-être,
D’honorer celle qui le ramène à bon port.
©Baboo
15:18 Publié dans Mes sonnets | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mer, vagues, embruns, cormorans, marins, portraits
24.04.2010
Le cimetière

Les heures, les minutes, jusqu'à l'infini,
En ce lieu isolé qui ne vit que de peine,
Je suis le gardien de cet endroit maudit.
Mon tombeau est creusé, il est vide et si froid,
Dans ce grand cimetière à l'aspect maléfique.
Tant de brume, jamais, le soleil ne s'y voit,
Vais-je pouvoir contrer le moment fatidique.
Amer, je sens en moi, une ivresse, un délire,
Lors, je désire apprendre à voler dans la nuit,
L'obscurité m'entoure et mon cœur, lui, expire,
Quand les voix du mensonge bercent de non-dit.
Non, je ne veux plus vivre et encor moins périr,
Mais soudain, elles chantent l'heure de mourir.
© Baboo
15:18 Publié dans Mes sonnets | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cimetière, attente, mort, décès, tombeau, fatalité, obscurité


