07.05.2010
L'ange et la fleur

Je reste là, à t’admirer.
J'espère encor te voir sourire,
Je sais que tu vas m’ignorer.
Comme je veux venir vers toi,
Oser te tenir, t’enlacer,
Mais ce doux songe est désarroi,
Jamais tu ne pourrais m'aimer.
En moi, tu es toujours présente,
Une image douce à rêver,
Une fée bonne et si charmante,
Oserais-je un jour t’aborder?
Te dire enfin que tu es celle
Qui me fait s'emballer le coeur,
Me fait voir la vie aussi belle,
Qu'un ange uni à une fleur.
J'ai mal, je ne peux pas partir,
Je reste là, à t’admirer.
Tu as un si joli sourire,
Que je ne peux plus m'en passer.
©Baboo
16:27 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ange.fleur, amour, passion
Vendanges

Vient le temps des vendanges et l'orchestration
Où l’on nous joue la vigne en une beauté rare :
Ces danses d'élixir sont composition.
Il faut toute une année de labeurs assidus,
Pour que chaque cépage ait bien sa place en scène,
Et prépare la danse des futurs grands crus,
Au rythme des saisons, chaque thème s'enchaîne.
De l'éveil printanier à l’embourgeonnement,
Plus tard, aux échalas, les sarments on attache,
Puis quand s’en vient l’été, avec son agrément,
L’effeuillage des plants est musique et panache.
De cette symphonie à l'accent viticole,
Après que le soleil ait chassé le crachin,
C’est le temps du final, la grande farandole,
Cueillette en concerto, dans un même dessein.
Le ballet de la troupe portant le raisin,
Bruissement de ramée, chatoiement de nuances,
Un festival des sens, prélude au futur vin,
Ronde de l ’avant-scène, aux accents de romances.
© Baboo
07:32 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vendanges, raisins, vin, vigne
03.05.2010
Révolte

Et les troupes rivales se font face en rangs.
Dans l’ombre de la nuit, on peut voir leurs yeux blancs,
Au fond desquels la peur a allumé sa flamme.
La police est armée, en un cordon se dresse,
Un mur de boucliers, de matraques tendues,
Tandis que les ados, inconscients et têtus,
Semblent pétrifiés de tant de hardiesse.
Ils bondissent pourtant, vers ce rempart de fonte
Et cognent sur les flics, ne pensent pas à fuir,
Fiers et la rage au ventre, à voir le sang jaillir
Et s’effacer enfin, la colère qui monte.
Sous le choc la police a crié sa douleur,
Et vite s’est reprise, en poussant vers l’arrière,
Telle un rocher puissant, au milieu de la mer,
Mais les deux camps usent de la même fureur.
Quand l’aube arrive enfin, et que le jour s’éveille,
S’échappent quelques uns, on panse les blessures.
La police rejoint, par groupes, les voitures,
Laissant en liberté, les ados au soleil.
© Baboo
16:29 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : manif, crs, ados, combat, police, affrontement


