24.04.2010
Le cimetière

Sur le mur de la loge la pendule égrène
Les heures, les minutes, jusqu'à l'infini,
En ce lieu isolé qui ne vit que de peine,
Je suis le gardien de cet endroit maudit.
Les heures, les minutes, jusqu'à l'infini,
En ce lieu isolé qui ne vit que de peine,
Je suis le gardien de cet endroit maudit.
Mon tombeau est creusé, il est vide et si froid,
Dans ce grand cimetière à l'aspect maléfique.
Tant de brume, jamais, le soleil ne s'y voit,
Vais-je pouvoir contrer le moment fatidique.
Amer, je sens en moi, une ivresse, un délire,
Lors, je désire apprendre à voler dans la nuit,
L'obscurité m'entoure et mon cœur, lui, expire,
Quand les voix du mensonge bercent de non-dit.
Non, je ne veux plus vivre et encor moins périr,
Mais soudain, elles chantent l'heure de mourir.
© Baboo
15:18 Publié dans Mes sonnets | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cimetière, attente, mort, décès, tombeau, fatalité, obscurité



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